Tout neuf dans le monde du blogging je me renseigne, observe ce que font mes nouveaux camarades de jeu, pioche des idées et tente d’en tirer des enseignements.

Puis, décidé à me lancer bientôt dans le grand bain, j’essaie de me mettre dans la peau de mes futurs « clients ».

Le passage obligé semble donc l’inscription aux offres « gratuites » permettant de recevoir un e-book, ce petit condensé numérique de la vie ou de l’expertise du blogueur pro.

J’adhère : je construis mon expérience à peu de frais car gratuite, lui récupère une adresse mail pour sa liste de diffusion permettant plus tard d’essayer de me faire profiter de ses connaissances ou de ses produits, contre monnaie sonnante et trébuchante cette fois. Jusque là rien à dire.

Curieux, je sors ensuite la CB et achète « la » méthode qui va me permettre d’en savoir plus sur le sujet en prenant soin de repasser par le site de mon blogueur pro afin qu’il profite de la commission sur la vente.
Normal puisque je lui fais confiance.

Mais je me pose une question: tous les commentaires élogieux voire dithyrambiques sur la page du produit sont-ils sincères ?
Sont-ils au moins réels ?

Le blogueur pro est-il honnête ou ne pense-t-il qu’à me faire dégainer la carte bleue par n’importe quel moyen ?

Pas trop naïf, une petite expérience de la vie quand même, je sais certains prêts à tout pour gagner trois sous, même à vendre leur âme n’importe quoi.

Pourtant ce serait suicidaire de vendre des trucs bidons si on veut durer, non ?

Quoique. Ca peut éventuellement fonctionner pour un site qui vend en grande quantité des produits pas chers et de piètre qualité, un genre de Cherchouille virtuelle, calqué sur ces magasins où on achète des trucs à 1€ qui ne servent à rien et terminent à la poubelle le lendemain.

De toute manière on ne se fait pas prendre une seconde fois.

Dans le cas qui m’intéresse la méthode ou le produit sont mis en valeur, présentés sous leur meilleur jour, « marketés », mais ça ne diffère pas du commerce traditionnel lorsque je vais acheter une voiture ou une tablette de chocolat.

Par contre trop c’est trop : aligner 10 pages d’arguments, souvent de manière répétitive, 12 pop-up consécutifs, tout ça pour inciter au « clic » final, ça gave !
Honnêtement, moi je fuis avant la fin.
Mais je ne suis peut-être pas dans la « cible », c’est que c’est scientifiquement étudié tout ça… sur des rats de laboratoire ? ;-)

Mais après tout, le vendeur est là pour vendre : au consommateur de faire fonctionner son sens critique… s’il en dispose encore.

Et puis « la méthode » me plait : je compte l’étudier, en faire la promotion et répondre aux critiques éventuelles par des contre-exemples, ce qui me semble judicieux.
Et s’il n’y avait pas de critique, simplement parce que la méthode est bonne ?
De plus ces offres sont habituellement assorties d’une garantie de remboursement donc risque nul.

Alors oui, je pense que le blogueur pro est honnête, c’est fondamentalement son intérêt.

Surtout si son but est de fidéliser le lecteur-futur client, pilier du développement de son activité  car, contrairement à la vie en vrai, sur internet tout va très vite et il est facile de ruiner une réputation, à tort ou à raison.
L’éclosion de redresseurs de e-réputation prouve qu’il y a _déjà_ un marché.
A bon entendeur …

Alors, convaincus ou toujours méfiants ? Vous en pensez quoi ?

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